L'incubateur belge E-Health Venture est un studio pour les start-up et scale-up de la santé numérique. Il offre aux particuliers ainsi qu’aux jeunes sociétés et entreprises/organisations un accès à un vaste réseau de professionnels actifs dans les domaines de la santé, de la technologie, de la commercialisation et des transactions. Basé à Anderlecht, E-Health Venture est un soutien actif de l’innovation en e-santé, particulièrement en Belgique, mais aussi en Europe. L'incubateur a été fondé par EEBIC Venture et plusieurs entrepreneurs, investisseurs et experts commerciaux expérimentés. En 2022, cet accélérateur de soins digitaux financera son propre fonds d'investissement.

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La Fondation contre le cancer est ravie de participer à Onco-Tech : « Grâce à notre soutien, les projets se développeront plus vite ! »

Avec son deuxième appel à projets, appelé Onco-Tech, E-Health Venture souhaite promouvoir l'innovation numérique dans le domaine de l'oncologie et dans la recherche sur le cancer. Pour y parvenir, elle vient de s’associer avec la Fondation contre le cancer, un partenaire majeur dans ce domaine qui bénéficie de l’expertise et du réseau essentiels aux start-ups du secteur d’e-santé en oncologie. « La structure belge rend l'innovation difficile, mais cela ne doit pas nous rendre pessimistes, au contraire nous devons
agir
. »

« L'Ancien et le Nouveau Testament », c'est ainsi que Benoit Koerperich et Didier Vander Steichel se surnomment en riant. Cela fait désormais un peu plus d’un an que Benoit Koerperich a repris le flambeau de Vander Steichel en tant que directeur général de la Fondation belge contre le cancer. « Didier est là depuis le tout début », souligne-t-il. « Il représente clairement la Bible de cette organisation ! » En effet, Vander Steichel, qui était à la tête de l’organisation depuis 2016, a souhaité retourner à son ancien poste de directeur médical et scientifique de la Fondation.

SmartHealth a eu l’opportunité de s’entretenir avec les deux hommes grâce au programme Onco-Tech auquel la Fondation participe. Bien que Benoit Koerperich et Didier Vander Steichel ne soient pas directement impliqués, certains membres du conseil d'administration vont contribuer au processus d'évaluation médicale des projets sélectionnés. « La Fondation contre le cancer n’a pas pour but de faire la promotion de l'innovation technologique en oncologie, mais nous faisons beaucoup d'autres choses », explique le nouveau directeur général. « Nous sommes notamment très actifs dans le domaine de la prévention sur laquelle nous communiquons beaucoup et faisons aussi pression sur les gouvernements. Nous agissons également en tant qu’entité de consultation pour les patients atteints de cancer. Enfin, nous soutenons la recherche scientifique. D’ailleurs, nous participons à de nombreux projets dans ce domaine. »

Smarthealth : Pouvez-vous donner quelques exemples ?

Benoit Koerperich : Nous participons à des projets dans les domaines de la recherche fondamentale, de la recherche clinique et de la recherche translationnelle. Dans tous ces projets, nous recherchons également des solutions technologiques dans la mesure du possible. Il ne s'agit pas seulement d'essayer de développer de nouveaux médicaments, mais aussi d'apporter des solutions numériques. Par exemple, lorsque des universités ou des centres de recherche proposent des projets sur lesquels nous pouvons collaborer, nous disposons toujours d'un avis scientifique spécialisé. Pour l'appel à projets Onco-Tech, le professeur Eric Van Cutsem, une autorité en matière de recherche européenne sur le cancer, préside à la sélection de tous les projets. Nous ne nous prononçons donc pas sur les solutions technologiques de l'appel, mais bien sur la destination des solutions.

En soi, notre rôle coopératif est très clair : nous sommes un point de contact permanent pour les entreprises qui ont des questions ou qui veulent en savoir plus sur la recherche en oncologie. Après tout, nous sommes une organisation nationale disposant d'un solide réseau avec tous les hôpitaux belges, sans oublier tous les contacts dont dispose notre conseil d'administration. Nous avons donc une parfaite visibilité de ce qui se passe dans notre secteur en Belgique, mais aussi dans le monde. Cette connaissance est essentielle si vous souhaitez développer un nouveau projet : nous connaissons ce qui existe déjà, nous pouvons soutenir de nouvelles entreprises grâce à notre vaste réseau et, en tant qu'organisation nationale, nous avons de nombreux contacts avec des établissements nationaux étrangers de lutte contre le cancer. C'est précisément la raison pour laquelle E-Health Venture a voulu s'associer à nous. Si un projet en oncologie est médicalement intéressant, encore faut-il lui trouver un marché. C’est là où notre soutien facilite grandement les choses surtout pour les start-ups récentes.

Smarthealth : Un appel à projets numériques en oncologie est tout à fait remarquable. C’est d’autant plus inattendu puisque, selon les études dans ce domaine, l’e-santé est considérée comme un plus…

Didier Vander Steichel : C'est vrai, mais nous constatons que les outils numériques destinés aux patients atteints de cancer occupent une place de plus en plus importante. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que nous finançons de telles initiatives numériques dans le cadre de projets de recherche. L'accent n'a pas été mis ici sur la solution elle-même, mais elle en fait partie. Pour vous donner quelques exemples concrets, nous apportons un soutien financier à la Fondation du registre du cancer, qui s'occupe de l'enregistrement, de l'incidence et des statistiques officielles concernant le cancer dans notre pays. Une partie de la subvention que nous leur accordons est également utilisée pour effectuer de l'apprentissage automatique sur leur base de données. Nous distribuons aussi des subventions non seulement scientifiques, mais aussi sociales. Ces dernières sont, entre autres, axées sur le bien-être des patients atteints d'un cancer. Dans le cadre de tels projets, nous avons déjà financé des solutions numériques pour mieux suivre la qualité de vie des patients pendant ou après leur traitement.

Smarthealth : Où en est la Belgique en termes d'innovation technologique en oncologie ?

Didier Vander Steichel : L'imagerie et l'apprentissage automatique sont deux aspects importants au sein de l'oncologie, mais il se passe beaucoup plus de choses dans notre pays. La mammographie numérique, par exemple, est de plus en plus utilisée pour le dépistage du cancer du sein. Il a également été prouvé que l'intelligence artificielle peut améliorer le diagnostic des radiologues. Pour un profane, cela peut sembler évident, mais il est important de préciser que les solutions numériques en oncologie ne sont jamais destinées à remplacer un médecin ou une infirmière. Au sein même du secteur, cela est parfois perçu différemment, mais l'innovation numérique sert précisément à renforcer et à faciliter le travail des professionnels de santé.

Smarthealth : Une étude menée aux Pays-Bas a également montré que les patients atteints de cancer qui ont un niveau d'éducation élevé ont plus facilement accès aux applications de soins numériques que ceux qui ont un niveau d'éducation moindre. Comment pensez-vous que cette lacune - qui n'est sans doute pas un phénomène exclusivement néerlandais - puisse être comblée ?

Didier Vander Steichel : La situation en Belgique ne sera pas très différente de celle des Pays-Bas, c'est vrai. Ici, il s'agit principalement de la culture sanitaire du patient : dans quelle mesure peut-il participer à la gestion de son propre traitement ? Cela montre que son niveau d'éducation peut impacter sur la recherche d'information, et donc sur la manière dont il peut coopérer dans l’implication de sa prise en charge.

Benoit Koerperich : Non seulement au niveau du patient, mais aussi au niveau des soignants. Le but initial est bien de rechercher de plus en plus des solutions ambulatoires ou des soins sans hospitalisation ou uniquement de jour. Cette démarche n’est pas forcément facile à mettre en place. Dans le cas du cancer, cela implique une grande quantité de soins spécialisés, qu'il est difficile de laisser aux personnes elles-mêmes. De fait, les besoins d'une éducation plus spécifiques sont plus importants.

Didier Vander Steichel : Cela me rappelle une initiative que nous avons soutenue il y a quelques années. Le traitement à domicile en oncologie est en effet en plein essor et va continuer à se développer, y compris à l'étranger. Il est d’ailleurs déjà utilisé depuis longtemps pour suivre les personnes atteintes d’un cancer. Comme le dit Benoit, les soignants du secteur primaire ont des connaissances en oncologie qui ne sont pas toujours à jour, notamment sur les effets secondaires possibles chez un patient. Les hôpitaux ou services oncologiques tentent parfois d'y remédier, par exemple en faisant appel à des infirmières spécialisées pour suivre les personnes malades à l'hôpital.

Smarthealth : L’innovation dans les soins de santé belges est très difficile en raison des structures établies. Un appel à projets comme Onco-Tech peut-il faire la différence ?

Didier Vander Steichel : Nous ne devons certainement pas être pessimistes à cet égard. Notre pays se situe au quatrième rang de l'incidence du cancer en Europe, ce qui signifie que cela concerne de nombreuses personnes qui sont fréquemment diagnostiquées en Belgique. Néanmoins, si vous considérez la mortalité par cancer, nous obtenons de bien meilleurs résultats que de nombreux pays européens. Bien que la structure belge ne soit certainement pas toujours facile, la qualité de nos soins oncologiques reste de grande qualité, bien au-dessus de ceux prodigués dans beaucoup de pays environnants.

Benoit Koerperich : L'intention n'est évidemment pas de contrôler complètement le marché belge. Ce qui est important, c'est que nous avons un très bon réseau d'hôpitaux en Belgique avec du personnel très compétent. En effet, les employés hospitaliers connaissent leur métier sur le bout des doigts. La Belgique est également très bonne en ce qui concerne les différents types de traitement. Prenons l'exemple de l'immunothérapie : il y a trente ans, la Belgique a joué un rôle de pionnier dans ce domaine. La Fondation contre le cancer l'a toujours soutenu, et même aujourd'hui, des personnes viennent de l'étranger pour être traitées ici.

Didier Vander Steichel :En matière de recherche aussi, nous constatons que la barrière de la langue n'existe pas entre les universités. Très souvent, les projets multi-universitaires sont mis en place entre le nord et le sud ou l'ouest et l'est du pays. Et nous essayons également, en tant qu'organisation nationale, de promouvoir cette coopération, par exemple entre hôpitaux ou centres de recherche.

Benoit Koerperich : La Belgique n’a effectivement pas une bonne réputation en ce qui concerne sa structure étatique, mais en réalité, il existe de nombreuses collaborations entre différentes organisations par-delà la frontière linguistique. Nous jouons également un rôle important dans ce domaine, en favorisant la coopération entre ces instituts ou centres de recherche. Pour être honnête, je suis sûr que l'oncologie belge va s’améliorer de plus en plus, mais cela va prendre du temps. Nous ne pouvons qu'espérer qu'à travers notre partenariat avec Onco-Tech, nous apporterons une contribution positive.

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E-Health Venture lance un nouvel appel à projets : « La recherche sur le cancer évolue vite, nous voulons la soutenir autant que possible ».

E-Health Venture, basé à Bruxelles, lance son deuxième appel à projets. Cette fois, il concerne le domaine de la recherche en oncologie. Dans cette optique, l’incubateur a lancé Onco-Tech, un programme qui veut guider et faire grandir des start-ups européennes ambitieuses. « De la prévention au traitement en passant par le dépistage : toutes les jeunes entreprises qui souhaitent développer des outils utiles dans ce domaine peuvent s'adresser à nous. »

E-Health Venture veut mettre en place environ trois appels d'offres par an, nous expliquent le responsable d’incubateur Marius Declerck, et le directeur général Filip Vandamme au cours d’une interview vidéo. Notre entretien concerne le dernier en date : le programme Onco-Tech, dans lequel des start-ups innovantes belges et européennes peuvent postuler pour promouvoir l'innovation numérique en oncologie. Il précède ainsi MoveWell, le premier appel effectué en début d’année dans le domaine du mouvement et de la kinésithérapie. Et au vu de l’incroyable succès rencontré et des nombreuses réactions positives reçues, l’incubateur ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin. « Chaque année, nous examinons quelles sont les principales priorités dans les domaines pathologiques ou médicaux en Belgique et en Europe. L'oncologie, en particulier, est un secteur très difficile pour l'innovation numérique. Nous voulions donc donner un coup de pouce supplémentaire à cette spécificité. », explique Marius Decleck.

Les start-up qui désirent participer au programme OncoTech ont jusqu’au 24 septembre pour postuler. Une fois les inscriptions closes, l’incubateur bruxellois examinera toutes les candidatures. Après une première sélection, les projets retenus seront à nouveau évalués par un panel d'experts médicaux spécialisés dans les traitements des cancers. C'est ce que la société appelle la phase de « révision médicale », précise Marius Declerck. « Nous combinons cet évaluation avec des experts médicaux et une analyse par des spécialistes commerciaux, dont un certain nombre de nos partenaires, tels que Partena Ziekenfonds, Goed (Christelijke Mutualiteit (CM)) ou encore Stichting tegen Kanker (Fondation contre le cancer). C’est sur la base de ces deux évaluations que nous sélectionnons les deux ou trois projets les plus prometteurs afin de les soutenir. Concrètement, cela signifie que nous lançons un programme d'accélération sur une période de 12 mois, dans lequel nous aidons les startups à passer à l'échelle commerciale et à lever des fonds auprès d'investisseurs. »

Un domaine compliqué à satisfaire

Ce processus d'accélération n'est qu'un premier pas du marathon au développement, souligne Filip Vandamme. « En réalité nous proposons deux programmes ou parcours. La première, comme Marius l'a déjà mentionné, est l'accélération. L'autre trajectoire est appelée « venture building », pour concrétiser des bonnes idées. Au cours de notre première sélection, il se peut que nous constations qu’une start-up arrive avec un super projet, mais pas grand-chose de concret. Nous pouvons alors travailler avec une équipe pour développer davantage son idée ou son prototype et créer un modèle commercial autour de celui-ci, afin qu'elle puisse se développer en tant qu'entreprise. Nous pensons qu'en oncologie, les opportunités seront nombreuses. Actuellement, très peu de technologies innovantes sont mises en place dans les soins pour les patients atteints de cancer. Le champ des possibles est donc vaste ! »

Smarthealth : L'oncologie n'est pas un domaine où il est facile d’innover. Du moins, peu de start-ups en Europe se sont lancées dans ce secteur. Savez-vous pourquoi ?

Marius Declerck : « En effet, c'est pourquoi cet appel arrive au bon moment. Bien sûr, il existe déjà des start-ups européennes qui réussissent. Je pense notamment à celles qui analysent des images radiologiques pour reconnaître ou détecter des cancers, mais il s'agit d'une petite minorité. Je ne sais pas exactement pourquoi si peu de jeunes entreprises travaillent dans le domaine de l'oncologie. Il faut reconnaître que c’est un secteur complexe. Plusieurs parties sont impliquées dans chaque développement, mais il faut aussi prendre en considération l'impact psychologique de la maladie. »

« L'utilisation de wearables spécifiques par les patients atteints de cancer est également assez difficile à mettre en place. Les développeurs ne savent pas exactement quelles sont les mesures à surveiller. Si une start-up travaille dans le domaine de la cardiologie, par exemple, elle va se concentrer sur le rythme cardiaque. Ce n'est pas le cas du cancer. Il existe des applications destinées au post-traitement des patients, par exemple, mais elles ne sont jamais exclusivement axées sur l'oncologie. Elles couvrent toujours un spectre plus large. »

Filip Vandamme poursuit en expliquant que : « Nous sommes en effet bien conscients que la plupart des projets en oncologie se déroulent à l'étranger, et nous voulons donc attirer uniquement des start-ups européennes pour cet appel. Par exemple, l'équipe doit être prête à rester en Europe temporairement et avoir un objectif de croissance européen par la suite. Pour l'instant, nous nous concentrons principalement sur cette zone géographique, mais à l'avenir, nous pourrions aller plus loin. »

Maintenir l'élan

Selon les deux hommes, l'oncologie est un secteur en plein essor. D’ailleurs les financements européens apportent un réel élan à la recherche sur le cancer. Ce coup de pouce se répercute sur les projets en cours de développement qui espèrent obtenir des subventions européennes, des possibilités de partenariat, et bien plus encore. Selon Marius Declerck, le moment est donc venu de poursuivre cette dynamique européenne : « Lorsque nous nous sommes demandés quels sont les domaines dans lesquels nous allions lancer un appel, nous avons senti que les choses avançaient dans la recherche sur le cancer. De plus, nous constatons qu’en tant qu'incubateur, il existe encore très peu d’outils qui concernent uniquement l'innovation en oncologie. Et si les projets entrepreneuriaux ne suivent pas, nous courons le risque que cet élan si nécessaire disparaisse rapidement. »

Filip Vandamme : « Et quoi de mieux pour maintenir cet élan, que d’encourager particulièrement les nouveaux projets ? Pour nous, c’est la meilleure façon de faire en sorte que l'innovation dans la recherche sur le cancer puisse progresser. Ce qui est également important, c'est que nous travaillons avec toutes sortes d'experts pour choisir les bons projets. Nous collaborons avec le professeur Eric Van Cutsem, un ponte en matière d'oncologie, ainsi qu'avec des experts de plusieurs hôpitaux universitaires et des leaders d'opinion tels que Koen Kas. »

Marius Declerck : « À travers chaque appel à projet, nous essayons toujours d'impliquer une personne ou une organisation qui peut tirer le projet vers le haut. Dans notre appel sur le sport, MoveWell, par exemple, il s'agissait de Décathlon, une organisation très connue dans le monde du sport. Dans le domaine de l'oncologie, nous le faisons cette fois avec la Stichting tegen Kanker. Leur vaste réseau est crucial pour les start-ups qui veulent se développer en Belgique ».

Smarthealth : Quelles sont vos attentes vis-à-vis des projets qui vont tenter leur chance ?

Marius Declerck : « Nous espérons découvrir des projets fantastiques ! (rires) L'oncologie est un domaine médical très important où les possibilités sont nombreuses. Rien qu'en matière de prévention ou de dépistage, par exemple, il reste beaucoup à faire. Plus tôt vous pouvez déceler un cancer, plus grandes sont les chances de guérison. J'espère ainsi que les jeunes entreprises que nous soutiendrons contribueront à améliorer le dépistage. Autre point important : les enjeux psychologiques et les facteurs stress induits par la maladie. S'il existe des entreprises qui peuvent soulager les patients à ces niveaux-là, ça serait fantastique. Je n'oserais pas dire que nous avons une préférence pour un domaine particulier, mais nous espérons que nous obtiendrons les meilleurs projets soutenus par des personnes du corps médical. Après tout, ils ont une très bonne compréhension de ce qui est nécessaire dans le monde de l'oncologie ».

Smarthealth : Pouvez-vous déjà révéler si des appels de projets sont déjà prévus dans d'autres domaines médicaux ?

Filip Vandamme : « Il est encore un peu tôt pour le dire, mais nous avons prévu de faire trois appels par an. Nous essayons toujours d'établir un lien avec les possibilités médicales belges existantes. D'une part, nous regardons systématiquement si un projet peut être utilisé en Belgique, mais d'autre part, nous ne faisons que des projets qui ont aussi un potentiel international. »

« Il est important qu'une start-up soit toujours compétitive et commercialisable à l’étranger. C'est également l'un des objectifs de notre sélection, notamment dans la phase d'accélération, car il s'agit alors de mettre à l'échelle une start-up. Ensuite, il est bien sûr important que vous disposiez également d'un modèle économique évolutif, à la fois en termes de taille de la start-up mais aussi de l'entreprise

Smarthealth : Existent-ils des domaines en oncologie où l'innovation est plus nécessaire que dans d'autres ?

Marius Declerck : « C'est difficile à dire pour le moment. Nous voulons que toutes les jeunes entreprises qui soumettent un projet soient évaluées de manière équitable. Toutes les catégories que nous avons répertoriées sur notre site web ont déjà au moins un participant. Et lorsque nous regardons ceux qui nous sont déjà parvenus, nous constatons une grande diversité. Les idées vont de la reconnaissance d'images via l'intelligence artificielle à une simple application pour les patients. Lors de la sélection finale, nous examinerons également les dossiers qui nous semblent les plus prometteurs. Néanmoins, nous n’en sélectionnerons qu’un seul

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L'incubateur bruxellois E-Health Venture conclut avec brio un tour de table de 1,3 million d'euros.

E-Health Venture vient de réaliser un deuxième tour de table de 1,3 million d'euros. Le capital a été principalement levé auprès des sociétés d'investissement FPIM, Finance.Brussels, Sambrinvest, Noshaq et ULB Dev'.

L'incubateur bruxellois de soins de santé E-Health Venture (anciennement E-Health Valley) a le vent en poupe. Il est en train de se faire une place de choix en Belgique. Selon Filip Vandamme, le nouveau directeur général de l'entreprise, la réussite de ce tour de table va permettre d’agrandir et de renforcer les équipes, mais aussi de mieux soutenir les nouveaux projets ainsi que les jeunes entreprises prometteuses. D'ici l'année prochaine, la société basée à Bruxelles souhaite disposer de son propre fonds d'investissement d'environ 50 millions d'euros.

Nouvel appel à projets

E-Health Venture a récemment lancé son deuxième appel à projets avec OncoTech. Il s’agit d’un programme d'incubation et d'accélération pour les innovateurs technologiques en oncologie. Ce dernier a pour objectif de soutenir les start-ups européennes innovantes de ce secteur en les aidant à aboutir leur projet. Un enjeu de taille puisque l'impact physique, émotionnel et financier du cancer reste immense sur les patients et leur entourage. En Belgique, 300 000 personnes sont actuellement suivies en raison d’un cancer. Ces traitements sont très contraignants et compliqués. D’après la société basée à Bruxelles, la technologie et les outils numériques peuvent apporter un soutien conséquent aux malades et mieux les accompagner sur le chemin de la guérison.

Benoit Koerperich, directeur général de Stichting tegen Kanker et principal partenaire de E-Health Venture dans le développement d’OncoTech, souligne l'utilité des projets numériques dans le domaine de l'oncologie. Il précise qu'ils peuvent avoir un impact positif sur la vie des patients. « La Fondation contre le cancer soutient les approches technologiques dans le parcours de guérison et d'accompagnement des patients atteints de cancer. Des recherches récentes fournissent déjà des preuves de l'efficacité des applications et des sites web dans différents domaines. Je suis convaincu que E-Health Venture peut guider et contribuer à cette question émergente grâce à l’appel à projets OncoTech ».

OncoTech clôturera son processus de candidature le 24 septembre prochain. Seuls les meilleurs projets seront ensuite invités en octobre à un comité d'experts présidé par le Professeur et Docteur Eric Van Cutsem (UZ Leuven).

Move-well

Au début de cette année, E-Health Venture a également lancé un appel à projets sur l'exercice physique : Move-well. Les participants sélectionnés seront bientôt annoncés parmi les 40 inscriptions. Le soutien actif de ces derniers commencera dès septembre.

PAGS : enfin une plateforme d'éducation spécialisée répondant aux besoins de tous

Environ 20% des enfants ont aujourd’hui besoin d’une éducation spécialisée et adaptée à leurs besoins. La plateforme en ligne PAGS tente de répondre à cette demande et vient en aide aussi bien aux patients, aux parents qu’aux professionnels.

La plateforme numérique PAGS a été développée dans plusieurs grandes universités. La fondatrice Feliciea Jibson souhaitait apporter une alternative au suivi segmenté des parents, des enseignants et des psychologues dans l'accompagnement d'enfants souffrants de troubles neurologiques tels que l'autisme, la dyslexie ou le TDAH.

Environ 20 % des enfants ont aujourd'hui besoin d'une éducation spécialisée. Il s’agit de ceux atteints d'autisme, de dyslexie, de troubles de la parole ou d'hyperactivité. Ces derniers nécessitent grandement d’un suivi adapté à leur situation. Malheureusement, ils sont actuellement diagnostiqués et pris en charge avec des outils obsolètes qui ne permettent pas ni aux parents, ni aux psychologues et enseignants d'apporter un accompagnement optimal.

Les services proposés par PAGS tentent de pallier ce problème. La plateforme en ligne encourage l'apprentissage et le développement psychosocial des enfants en évaluant, en assurant un suivi et en analysant les résultats positifs. PAGS se base ainsi sur 2 arguments de vente inédits. Premièrement, elle permet aux parents et aux psychologues d'évaluer, de comprendre et d'accompagner plus facilement l'enfant à distance. Deuxièmement, elle est aussi un outil d’accès aux services de soins et d'éducation spécialisés. Dès lors, les parents peuvent facilement trouver et prendre un rendez-vous avec un expert ou un thérapeute pour leur enfant.

Ainsi, la solution PAGS® répond aux différents besoins des utilisateurs et des clients. Le système recense les besoins des enfants, agit comme un outil d'évaluation en ligne et aide les enseignants à suivre leurs progrès. La particularité est la flexibilité d'avoir toutes les informations réunies dans un seul système. La plateforme collecte également des statistiques et génère des rapports d'évaluation et de progression pour les enseignants et les formateurs.

Meilleure gestion et visibilité accrue grâce à E-Health Venture

La plateforme pourrait être davantage développée via l'expertise des Venture Builders d'E-Health Venture. Grâce à ces partenaires, l'équipe PAGS a ainsi été aidée, entre autres, pour nommer un P.D.G. et dans la révision de sa stratégie de mise sur le marché.

Depuis son adhésion à E-Health Vendure en décembre 2020, la fondatrice, Feliciea Jibson, voit son entreprise prendre de l'ampleur. « Nous avons pris une nouvelle direction. La richesse des connaissances et de l'expertise des membres et partenaires d'E-Health Valley nous a permis de mieux définir notre vision, de clarifier nos objectifs et de restructurer notre business plan. E-Health Venture a également contribué à l'embauche d'un profil commercial, ce qui devrait considérablement accélérer notre développement. Nous sommes désormais en contact avec les bonnes personnes afin d’avoir le soutien et les investisseurs nécessaires lors de notre prochain tour de financement. »

Evoluno : une aide psychologique en ligne

« Bien-être mental, pour tous. » : c’est la mission d’Evoluno, qui lance son application afin d’offrir aux entreprises ainsi qu'à leurs employés un accès à des exercices cognitifs et un réseau de thérapeutes. La start-up est d’ailleurs l’une des premières à faire partie du programme d'incubation d'E-Health Venture.

Evoluno développe une application qui permet aux utilisateurs de travailler sur leur santé mentale. L’outil en ligne comprend des programmes pour améliorer le sommeil, réduire le stress ou l'anxiété, encourager la communication et les interactions sociales ou encore augmenter la positivité des utilisateurs.

Tous les programmes proposés par la start-up ont été conçus en prenant en compte les recherches scientifiques et en collaboration avec des psychologues. L'application contient ainsi différents types d’exercices et audios. La plupart des techniques suggérées sont dérivées de thérapies cognitivo-comportementales approuvées par la science.

Une application utile aux employeurs et aux employés

Evoluno propose aux entreprises un outil numérique qu'ils peuvent facilement utiliser dans leur structure. L’application interroge régulièrement les employés sur divers sujets relatifs à la santé mentale  tels que la qualité du sommeil, le niveau de stress et d’épanouissement personnel (bonheur, degré de satisfaction…). Les renseignements collectés sont anonymes. La confidentialité des utilisateurs est même assurée à un niveau agrégé. Les employeurs ont cependant un aperçu global du bien-être de leur personnel.

« Nous voulons utiliser la technologie pour surmonter les obstacles qui empêchent l'accès à l’aide psychologique », déclarent les fondateurs. La start-up souhaite allier outils numériques et coaching avec accès à un réseau de thérapeutes et psychologues. L'application Evoluno est actuellement disponible en français, néerlandais et le sera bientôt en anglais. Cependant, elle n’est accessible que pour les organisations ayant un accord avec la start-up. Les entreprises reconnaissent l'importance d'améliorer la santé mentale et la résilience de leurs employés.

Un soutien précieux par e-health venture

« Le soutien d'E-Health Venture a vraiment accéléré le développement de notre start-up », affirme Matthieu Gilson à l’origine d'Evoluno. « L'équipe m’a aidé à structurer mon projet, m’a fait des commentaires constructifs sur mon plan d'affaires, m’a conseillé sur la stratégie de mise sur le marché et m’a aiguillé sur la meilleure façon de positionner et de présenter mon produit. » Mais encore plus important pour Matthieu Gilson, E-Health Venture l’a mis en relation avec des personnes importantes dans le milieu : « Certains de leurs contacts sont devenus mes co-fondateurs ! »

« Pouvoir accéder au vaste réseau que fournit E-Health Venture est vraiment inestimable. Surtout au début d'un projet lorsque vous devez vous engager auprès de nombreux intervenants qui doivent valider vos idées et déterminer la valeur de votre proposition. L’accompagnement d'E-Health Venture a été, et est toujours, essentiel au succès de ma start-up », tient à souligner Matthieu Gilson.

www.evoluno.com.

E-Health Venture : le nouveau incubateur belge qui offre un écosystème spécifique aux start-ups de soins de santé numériques

Un nouvel incubateur pour les start-ups de santé numérique vient d’émerger en Belgique : E-Health Venture. Fondée par EEBIC Venture et un certain nombre d'entrepreneurs expérimentés du monde de l'investissement et des médias, l’entreprise est basée à Anderlecht et se consacre au Benelux. Pour EEBIC - gestionnaire de fonds d'investissement - promouvoir les start-ups n’est pas une activité nouvelle. Au cours des 27 dernières années, E-Health Venture a contribué au financement et au soutien de 575 jeunes entreprises en Belgique et à l'étranger. Pour accompagner ces dernières dans le digital et l’intelligence artificielle, l’incubateur a mis en place son propre fonds d'investissement dans lequel elle apporte un capital de 20 millions d'euros.

E-Health Venture fait un grand pas pour les start-ups en lançant son propre fonds d’investissement. Néanmoins, selon les cofondateurs Michael Verschueren et Giovanni Canini, les start-ups du secteur de la santé ont surtout besoin d'un écosystème spécifique pour façonner les idées les plus prometteuses. Tous deux connaissent bien les secteurs médicaux, même si Michael Verschueren est peut-être plus connu en tant qu’administrateur dans le monde du football et en tant qu’actionnaire du club d'Anderlecht. La société ABS Creative appartenant à ce dernier Verschueren a été rachetée par Wunderman Health, la branche santé de la société de communication internationale Wunderman dont fait partie la multinationale britannique WPP. C’est également là que se situe le lien avec Gio Canini, président exécutif de Wunderman Thompson Benelux.

Le réseau est la clé du succès

Le lancement d'E-Health Venture a nécessité une longue période de préparation. Selon Gio Canini, la clé de leur succès leur est venue à la suite d’une longue analyse du paysage européen actuel des incubateurs de start-ups dans le domaine de la santé numérique. Leur constat fut sans appel : fournir un écosystème complet de partenaires bien connectés est une condition essentielle de réussite. « Nous ne parlons pas d'entreprises qui connaissent leur premier succès dans l’année grâce à un minimum viable product », déclare Gio Canini. « En plus des défis 'habituels', les start-ups sont confrontées à des problèmes de validation clinique, de certification, d'acceptation par les professionnels de santé, d'admission sur le marché et de structures de remboursement complexes. Il faut adopter une vision à long terme et avoir accès à l’expertise des médecins, des administrateurs, des assureurs et des gouvernements. »

eHealth Ventures (Anderlecht)

Gio Canini et Michael Verschueren ainsi que l'EEBIC ont donc principalement investi dans la construction d'un vaste réseau de partenaires, à la fois d’investisseurs potentiels et d’utilisateurs de la technologie développée par les start-ups. E-Health Venture collabore désormais avec un écosystème grandissant de plus de 20 partenaires médicaux, technologiques, institutionnels et commerciaux. Selon les fondateurs, le réseau ne profite pas seulement aux start-ups, mais aussi aux entreprises participantes qui bénéficient immédiatement de l'écosystème développé. Michael Verschueren affirme que : « Les entreprises et les institutions de notre réseau collaborent avec E-Health Venture parce qu'elles veulent améliorer les soins de santé ou renforcer leur position dans le domaine de la santé. Ensemble, nous examinons les projets à développer sous un angle à la fois préventif et curatif. En d'autres termes, nous cherchons à améliorer la mise sur le marché de meilleurs outils numériques pour traiter les maladies telles que le diabète, l'hypertension ou encore Alzheimer. Nous nous intéressons également aux idées des start-ups dans les domaines de la nutrition, du sport, de la santé mentale, du bien-être ou encore de la rééducation. Ces partenaires bénéficient de plusieurs avantages en s’associant avec nous : ils participent à l’innovation, ils sont les premiers à adopter des solutions novatrices et acquièrent ainsi un avantage concurrentiel.  Ils ont également accès aux connaissances, à la recherche, aux tendances et aux données. »

Des avantages multiples pour tous

Gio Canini ajoute que les partenaires ont également la possibilité d’élargir leur réseau avec des personnes et des organisations partageant les mêmes idées. « En substance, nos partenaires nous apportent leur expertise ainsi que leurs défis. Ensemble, nous pouvons ensuite réfléchir à des solutions pertinentes. » Outre certains investisseurs privés, les sociétés d'investissement régionales finance & invest.brussels et Sambrinvest se joindront également à l'initiative. De plus, E-Health Venture bénéficie du soutien de la Région de Bruxelles-Capitale, de la Caisse d'Assurance Maladie PartenaMut / Partena et de Goed (un réseau de pharmacies et de magasins de soins à domicile).

Selon le PDG du CHU de Bruxelles, Marc Noppen, le potentiel est déjà important. « Avant le coronavirus, les consultations à distance en Belgique n’existaient pratiquement pas. La pandémie a soudainement rendu la téléconsultation possible et même nécessaire. Finalement, les médecins et les patients en sont très satisfaits. Aujourd'hui - maintenant que la consultation traditionnelle est à nouveau possible - nous constatons à nouveau que seuls un petit échantillonnage de patients est pris en charge via téléconsultation. Cependant, j'estime qu’au moins dix pour cent de toutes les consultations peuvent se faire à distance, en particulier avec des patients connus et souffrant d’une pathologie chronique. »

Dix entreprises par an

Les fondateurs d’E-Health venture constatent une croissance explosive mondiale des investissements dans les technologies numériques de soins de santé. Si la COVID-19 a joué un rôle de catalyseur, cette tendance était sur le point de percer depuis un certain temps déjà. Ainsi, l’incubateur souhaite inclure chaque année dix start up dans son programme. Ces derniers mois, il a déjà pris part à deux initiatives : PAGS et Evoluno. Le premier est une plateforme numérique développée dans plusieurs universités de premier plan. Elle vise à apporter une réponse à l'approche fragmentée des parents, des enseignants et des psychologues dans l’accompagnement des enfants souffrant de problèmes neurologiques tels que l'autisme, la dyslexie ou le TDAH. La seconde concerne l'application (belge) Evoluno qui aide les entreprises à lutter contre le burn-out de manière préventive. Cette application détecte les premiers symptômes, propose des processus d'amélioration et relie un réseau de coachs et de psychologues à la plateforme.

Cette année, E-Health Venture, en collaboration avec Partena Ziekenfonds et l'organisation de soins de santé Goed, lance deux appels à projets destinés aux start-ups d‘un segment spécifique. Le premier, Move Well, est, selon l’incubateur, l‘unique programme européen d’accélération pour les innovateurs dans les domaines du sport, de l'exercice et de la physiothérapie. Pour sa mise en place, E-Health Venture travaille en étroite collaboration avec Décathlon. Ce détaillant d’articles de sport peut offrir aux start-ups l'accès à un vaste réseau de distribution et dispose également de son propre incubateur JUMP. Les candidatures pour Move Well peuvent être déposées jusqu'au 23 avril 2021. Les meilleurs projets seront invités à soutenir leurs idées devant un jury d'experts. Les lauréats seront annoncés fin mai 2021. Plus tard dans l’année, un deuxième appel suivra autour de l'oncologie et des applications pouvant jouer un rôle à la fois dans la prévention et le soutien aux patients. Ce dernier est prévu en collaboration avec la Fondation contre le cancer.

Move Well, le premier programme accélérateur européen pour les innovateurs dans le sport, l'exercice et la physiothérapie

Move Well, le premier programme accélérateur européen pour les innovateurs dans les domaines du sport, de l'exercice et de la physiothérapie

Le siège d'E-Health Venture est situé à Anderlecht, à quelques pas de l'hôpital Erasme, siège du géant pharmaceutique belge UCB. Dans le courant de l’année, le renommé Institut Jules Bordet (le centre de référence européen pour la recherche sur le cancer) déménagera également à Anderlecht. Les administrateurs d'E-Health Venture comprennent Bart Becks (auparavant actif chez Skynet, Pro Sieben et iMinds), Rudy Mattheus (directeur d’UZA et AZ Jan Portaels), Pierre Rion (co-fondateur du groupe IRIS et président du fonds d'investissement WING ), Ivo Vanderick (directeur général sortant de Biotronik BeLux) et Marie Bouillez (CEO d'EEBIC).

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